De la rue à la galerie

Parlons de l’artiste

street art fresque belleville
Street art fresque dans le quartier de Belleville

Tout d’abord, parlons non de l’art mais de l’artiste. Je ne vous apprend rien en vous disant, qu’il est difficile de vivre de son art. Dans une enquête du ministère de la culture de 2015, on apprend qu’un artiste sur cinq est en recherche d’emploi et plus d’un sur dix travaille hors du champ de son diplôme trois ans après la sortie de l’école. Être artiste, un sacerdoce, de la persévérance et du talent. Car comme n’importe quel individu, l’artiste, doit manger, se loger et en plus il doit se payer de quoi créer. Alors quelles alternatives s’offrent à lui pour vivre décemment ? Des activités périscolaires, animations d’ateliers, cours, boulots alimentaires et Vendre !

 

Vous me direz, difficile aujourd’hui dans le street art de retrouver sa dimension marginale lorsqu’on le retrouve dans les galeries ou musées. Agents, promoteurs de l’art se sont emparé du sujet. Que reste-t-il de l’âme du street art ? Écoutons ce qu’en disent certains artistes :

« Certains pensent qu’exposer en galerie est une trahison du street art, mais nous le faisons pour avoir de l’argent pour pouvoir coller dans la rue ! » raconte Ella. (Ella et Pitr) Pour “Invader”, cette porte sur le marché est l’occasion de vivre de son art. Et donc de continuer à l’offrir à tous.

Personnellement, je pense que cela ne retire rien aux talents des artistes. Mais la magie du street art s’étiole dès lors qu’il est enfermé.

street art taureau
Fresque de Ruben Carrasco avec l’association Le MUR 12 Cicero

La rue reste pour moi, l’espace le plus fort.

 

Gratuit, spontané, sans démarche volontaire d’aller à la rencontre des artistes, le street art est éphémère, il s’offre au vent, à la pluie, à la colère des riverains, aux équipes municipales de nettoyage. Il atteint tous les publics, ce à quoi, ni les musées, ni les galeries ne peuvent prétendre. C’est un mode d’expression populaire et vivant. C’est une surprise au détour d’une rue et le partage d’une oeuvre sans intermédiaire.

 

So Viva Street Arte !

 

Pour en savoir plus sur le Mur 12 & Cicero leur page Facebook

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